Les dépenses à caractère personnel ne sont pas déductibles des bénéfices imposables à l’impôt sur le revenu. Toutefois, les frais supplémentaires de repas exposés régulièrement sur les lieux d'exercice de leur activité professionnelle par les travailleurs indépendants (qu’ils soient artisans, commerçants ou libéraux) sont considérés, sous certaines conditions, comme des dépenses nécessitées par l'exercice de la profession admises en déduction du bénéfice imposable.
Pour un repas, le montant déductible est égal à la part excédant un seuil correspondant à la valeur du repas que le professionnel aurait pu prendre à son domicile. Ensuite, la dépense ne doit pas être excessive, aussi la valeur du repas ne doit pas excéder un certain plafond. Seuil et plafond sont revalorisés tous les ans par l'administration.
Pour l’année 2025, la valeur du repas pris au domicile est évaluée forfaitairement à 5,45 € TTC et la valeur du plafond est fixée à 21,10 € TTC (contre respectivement 5,35 € et 20,70 € en 2024). Le montant maximum admis en déduction s’élève donc à 15,65 € par repas.
Source : BOI-BNC-BASE-40-60-60, 19 février 2025, § 130 et 170
L’Administration fiscale vient de mettre à jour pour la détermination des revenus imposables de 2024 les barèmes d’évaluation forfaitaire des frais de carburant relatifs aux véhicules automobiles d’une part, et aux vélomoteurs, scooters et motocyclettes d’autre part.
Les barèmes donnent un tarif au kilomètre en fonction de la puissance fiscale ou de la cylindrée du véhicule, et du nombre de kilomètres parcourus à titre professionnel dans l’année.
Les personnes pouvant recourir à ces barèmes pour évaluer les frais de carburant d’une année sont les suivantes :
L’application de cette mesure de tolérance pour l’évaluation des frais de carburant concerne les véhicules, inscrits ou non à l’actif professionnel, affectés à un usage mixte (professionnel et personnel). Ne peuvent en revanche recourir à ce barème les professionnels qui utilisent des véhicules exclusivement à titre professionnel, telles que les entreprises de transport de personnes ou de marchandises (taxis, transporteurs, livreur à scooter).
L’utilisation du barème carburant implique que le professionnel soit en mesure de justifier précisément le kilométrage effectué pendant l’année pour son activité. En outre, s’il choisit le barème carburant au titre d’une année, le professionnel ne doit pas comptabiliser ses dépenses réelles de carburant.
BARÈMES POUR 2024 :
Véhicules de tourisme
Puissance fiscale des véhicules de tourisme |
Gazole |
Super sans plomb |
GPL |
|---|---|---|---|
3 à 4 CV |
0,094 € |
0,119 € |
0,074 € |
5 à 7 CV |
0,116 € |
0,147 € |
0,091 € |
8 et 9 CV |
0,137 € |
0,174 € |
0,108 € |
10 et 11 CV |
0,155 € |
0,197 € |
0,122 € |
12 CV et plus |
0,172 € |
0,219 € |
0,136 € |
Véhicules deux roues motorisés : vélomoteurs, scooters et motocyclettes
Puissance fiscale du deux-roues |
Frais de carburant au kilomètre |
|---|---|
Inférieure à 50 CC |
0,038 € |
De 50 CC à 125 CC |
0,078 € |
3, 4 et 5 CV |
0,099 € |
Au-delà de 5 CV |
0,137 € |
Source : BOI-BAREME-000003, 19 février 2025
La loi d'urgence pour Mayotte du 24 février 2025 a été publiée au Journal officiel du 25 février 2025.
Suite au passage du cyclone Chido qui a causé de nombreux dommages sur l’île en décembre 2024, des solutions sont apportées à la population locale : reconstruction des habitats et équipements, modification des règles applicables en matière de commande publique pour s’adapter à l’urgence de la situation, ainsi que des mesures fiscales et sociales.
En matière fiscale, il est notamment prévu une défiscalisation des dons en faveur des organismes qui soutiennent les personnes en difficulté à Mayotte suite au passage du cyclone. Le taux de la réduction d'impôt sera égale à 75 % des dons réalisés du 14 décembre 2024 au 17 mai 2025 en faveur des des organismes sans but lucratif venant en aide aux personnes en difficulté à Mayotte par la fourniture gratuite de repas, en contribuant à favoriser leur logement, ou en procédant à la fourniture gratuite de soins (CGI, art. 200).
Il est également prévu de suspendre les procédures de recouvrement forcé à l’égard des particuliers et des entreprises jusqu’au 30 juin 2025.
En matière sociale, on notera les mesures suivantes :
Source : Loi n° 2025-176 du 24 février 2025 : JO 25 février 2025 ; URSSAF, Actualité 4 mars 2025
Loc’Avantages est un dispositif qui permet aux particuliers qui proposent un logement à la location de bénéficier d’une réduction d’impôt comprise entre 15% et 65% des loyers bruts encaissés en fonction du montant du loyer proposé (Loc1, 2 ou 3) et de la façon dont le bien est géré (avec ou sans l’intervention d’une agence immobilière sociale ou d’une association agréée par l'État) (CGI, art. 199 tricies).
En outre, ce dispositif est soumis à des plafonds en termes de ressources des locataires et de loyers mensuels. Un arrêté du 30 janvier 2025 revalorise les plafonds applicables pour les baux conclus ou renouvelés en 2025.
Source : Arrêté n° ATDL2433698A, 30 janv. 2025 : JO 14 févr. 2025 ; BOI-BAREME-000017, 17 février 2025, § 167, 168 et 320 à 340
Les particuliers et les entreprises peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt pour les investissements immobiliers qu’ils réalisent en outre-mer (DOM, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Polynésie française, Nouvelle Calédonie, îles Wallis et Futuna, Terres australes et antarctiques française et Saint-Pierre-et-Miquelon).
L'Administration vient d'actualiser, dans la base BOFiP-Impôts, les plafonds de loyer, de ressources et d'investissement prévus pour les investissements réalisés en 2025.
Source : BOI-IR-RICI-80-10-20-20, 13 févr. 2025, § 220 et 270 ; BOI-IR-RICI-80-20-10, 13 févr. 2025, § 130
Un décret du 13 février 2025 modifie le service des impôts auprès duquel certains contribuables établis à Monaco doivent déposer leurs déclarations fiscales (CGI, ann. III, art. 95 C). Il prévoit qu’en lieu et place du service des impôts de Menton, c’est désormais le service des impôts de Nice qui sera compétent :
Source : Décret n° 2025-133, 13 février 2025 : JO 15 février 2025
Un décret du 22 février 2025 prévoit de nouvelles modalités pour les aides versées aux entreprises qui emploient des apprentis et qui avaient été annoncées par le Gouvernement fin 2024.
Tout d’abord, le montant maximum de l’aide unique versée au titre des contrats d'apprentissage est réduit à 5 000 € (cas général) et 6 000 € (travailleur handicapé), au lieu de 8 000 € antérieurement. Les conditions de bénéfice de l'aide font l'objet de quelques évolutions.
Source : Décret n° 2025-174, 22 février 2025 : JO 23 février 2025
Les indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) sont des prestations versées par l'Assurance maladie pour compenser la perte de revenus liée à un arrêt de travail pour maladie ou accident non professionnel aux salariés et aux artistes-auteurs.
Pour calculer la somme journalière qui sera versée, l’Assurance maladie retient :
Un décret du 20 février 2025 abaisse le plafond de revenus à 1,4 SMIC mensuel, soit 2 522,52 € en 2025 (CSS, art. R. 323-4 modifié et CSS, art. R 382-34 modifié).
En conséquence, le montant maximal de l’indemnité journalière s'élève désormais à 41,47 € (au lieu de 53,31 €).
Source : Décret n° 2025-160, 20 février 2025 : JO 21 février 2025
Le 4 février 2025, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a présenté la Stratégie nationale pour l’architecture (SNA) pour 2025-2029. Le CNOA se réjouit de voir y figurer des mesures d’intérêt pour la profession.
La nouvelle feuille de route positionne l’architecture comme une politique publique centrale pour accompagner la transition écologique, valoriser les territoires, encourager l’innovation, et soutenir l’écosystème du bâtiment.
Source : Ordre des architectes, Actualité 24 février 2025
L’Ordre annonce qu’un nouveau module va être ajouté prochainement sur son site internet : un annuaire avec la liste des kinésithérapeutes ayant déclaré une ou plusieurs spécificité(s) d’exercice.
Celui-ci permettra aux patients de rechercher géographiquement un kinésithérapeute en fonction de leurs besoins de soin. Pour simplifier la compréhension des spécificités en kinésithérapie, un glossaire explicatif est également disponible.
Sur la liste des spécificités, voir l’avis CNO n° 2023-02.
Rendez-vous sur le site de l’Ordre pour vous inscrire.
Source : OMK, Actualité 7 février 2025
Les institutions financières doivent adresser tous les ans, et au plus tard le 31 juillet, une déclaration contenant les informations nécessaires pour permettre à la France d'assurer l'échange automatique des données financières en application de l'accord passé avec les États-Unis en vue de mettre en œuvre la loi relative au respect des obligations fiscales concernant les comptes étrangers (dite « loi FATCA ») (CGI, art. 1649 AC).
Actuellement, la France a 2 mois entre la réception des informations et leur transmission aux Etats-Unis et ce délai est apparu trop court compte tenu des opérations de fiabilisation des données à mener.
Par conséquent, un décret du 17 février 2025 avance au 15 juillet la date de dépôt de la déclaration.
Source : Décret n° 2025-150, 17 février 2025 : JO 19 févr. 2025
En janvier 2025, les prix à la consommation augmentent de +0,2 % sur un mois et de +1,7 % sur un an.
Source : INSEE, Inf. rap. 18 février 2025
Au 4e trimestre 2024, les prix des logements anciens en France (hors Mayotte) sont quasi stables : +0,1 % (après ‑0,1 % au 3e trimestre 2024 et ‑0,5 % au 2e trimestre 2024). Il s’agit du deuxième trimestre de quasi-stabilité, après six trimestres de baisse.
Sur un an, les prix des logements anciens baissent pour le 6e trimestre consécutif : ‑2,1 % au 4e trimestre 2024 (après ‑3,9 % au 3ee trimestre 2024 et ‑4,9 % au 2e trimestre 2024).
Les prix diminuent de -1,8 % pour les appartements et de -2,3 % pour les maisons.
Source : INSEE, Inf. rap. 27 février 2025
Au 4e trimestre 2024, l’emploi salarié se replie de -0,3 % (soit -90 100 emplois) après +0,1 % au 3ee trimestre 2024 (soit +35 600 emplois). Il se situe au même niveau qu’un an auparavant (soit +6 900 emplois) et dépasse de 4,9 % son niveau d’avant la crise sanitaire, fin 2019, soit 1,3 million d’emplois supplémentaires.
L’emploi salarié dans le secteur privé baisse sur le trimestre (-0,3 % soit -68 000 emplois) après une quasi-stabilité au troisième trimestre 2024 (+0,1 %, soit +16 800 emplois). Il se situe ainsi +0,1 % au-dessous de son niveau du 4e trimestre 2023 (soit -25 200 emplois) et +5,5 % au-dessus de son niveau de fin 2019 (soit +1,1 million d’emplois).
L’emploi salarié dans la fonction publique diminue de -0,4 % au 4e trimestre (soit -22 100 emplois), après 8 trimestres consécutifs de hausse. L’emploi salarié public reste supérieur à son niveau de fin 2023 (+0,5 %, soit +32 100 emplois) et à celui de l’avant-crise sanitaire (+3,0 %, soit +0,2 million d’emplois).
Source : INSEE, Inf. rap. 28 février 2025
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